ASSERTIVITÉ : ser dire les choses avec honnêteté et sans agressivité

 
ASSERTIVITÉ
 

Késako ? C’est même pas dans le dico !

L’assertivité rassemble en fait deux concepts : l’AFFIRMATION DE SOI, et la COMMUNICATION NON VIOLENTE.
On peut la définir par :
oser dire les choses avec honnêteté et sans agressivité.
Pour ceux qui auraient entendu parler des accords toltèques, ils pourront y retrouver une similarité avec le premier accord « Que ta parole soit impeccable », c’est-à-dire « Parle avec intégrité. Ne dis que ce que tu penses. N’utilise pas la parole contre toi-même, ni pour médire sur autrui ».
 
 
Un comportement assertif permet de faire passer un message difficile sans être passif, ni agressif. C’est la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits (to assert en anglais ) sans empiéter sur ceux d’autrui. Il s’agit de répondre toujours fermement mais en douceur (main de fer dans un gant de velours) et dans le respect réciproque des opinions : ce n’est pas parce que moi j’aime telle chose que les autres ont tort de ne pas l’aimer.
 
 
 
L’assertivité a pour règle de refuser d’avoir recours à trois types de comportement à effet négatif :
• L’agression (domination par la force)
• La soumission (fuite ou abandon)
• La manipulation (domination par la ruse)
Ce n’est pas une technique mais une attitude qui s’acquiert. Elle n’est pas innée. Cette compétence de vie est utile à la fois dans le monde du travail et dans les relations de tous les jours avec ses proches.
Elle vise l’harmonie dans la communication.

Comment développer son assertivité ?

• se respecter et se faire respecter
• avoir de l’assurance
• bien se connaître
• savoir faire face à l’adversité
• communiquer efficacement.
Lorsque vous devez demander quelque chose à quelqu'un, la première règle est celle du QQOC : Qui ? Quand ? Où ? Comment ?
 
 
· Choisir la bonne personne
· Choisir le bon moment
· Choisir le bon endroit
· Choisir le contenu du message
 
 

Quelques astuces pour développer un comportement assertif :

1. Croyez au maximum en vous-même. Pensez toujours positivement et abreuvez-vous d’un dialogue intérieur positif. Postez-vous devant un miroir, regardez-vous droit dans les yeux et dites-vous combien vous êtes merveilleux.
2. Acceptez le fait que vous ne pouvez pas changer les autres personnes. Vous pouvez seulement changer ce que vous faites, et un changement de votre part donnera l’occasion aux autres de se comporter différemment envers vous.
3. Apprenez à répondre, pas à réagir. Choisissez comment vous vous comportez en acceptant et en assumant les conséquences. Acceptez que vous – et seulement vous – avez fait ce choix : personne ne vous y a forcé.
4. Arrêtez de vous en prendre à vous-même pour vos décisions et vos comportements. Au lieu de cela, faites de chaque situation une occasion d’apprendre quelque chose d’utile pour un changement de comportement futur.
5. Observez votre langage corporel. Assurez-vous qu’il corresponde à ce que vous dites : les gens ont tendance à croire ce qu’ils voient plutôt que ce qu’ils entendent.
6. Suivez ces trois préceptes : S’arrêter / Regarder / Écouter – ensuite, et seulement ensuite, réfléchissez à la manière dont vous voulez répondre à la situation qui se présente à vous. Ceci vous assurera de garder le contrôle de vous-mêmes et de la situation et cela donnera l’occasion aux autres l’occasion d’en faire de même.
7. Ayez comme objectif la résolution de la situation, et non l’autodéfense. Concentrez-vous sur la situation plutôt que sur vos propres sentiments et reconnaissez que l’autre personne a un problème non pas avec vous, mais avec la situation elle-même.
8. Pesez et choisissez vos mots. Oubliez les expressions qui envoient le mauvais signal et donnent l’impression que vous êtes un « gamin », telles que « je suis vraiment désolé », « j’ai peur », « est-ce qu’il serait possible que vous… ? » ou « puis-je juste … ? ». Utilisez le grand « JE » des déclarations, suivi de descriptions factuelles au lieu de jugements ou d’exagérations. Ceci encouragera votre interlocuteur à faire de même.
9. Dites « NON » quand vous le voulez. N’oubliez pas que vous avez exactement les mêmes droits que ceux que vous accordez aux autres. Si cela peut vous aider, rappelez-vous que vous ne dites pas non à la personne, mais que vous dites simplement non à la demande.
10. Adoptez cette attitude : « Je PEUX le faire ». Sachez en votre for intérieur que les choses ne vous arrivent pas juste comme cela, mais que c’est vous qui pouvez les faire arriver.
Créer votre chance !